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Nos projets de recherche s’inscrivent
dans une thématique visant à mieux comprendre les interactions entre le
VIH et la cellule hôte. Pour cela, nous cherchons à identifier et à
étudier la régulation de l’activité des facteurs cellulaires impliqués
dans l’activation et la répression de la réplication virale. Nous
nous intéressons plus particulièrement à la régulation de l’expression des
gènes viraux. En effet, chez les patients infectés par le VIH, le taux de
réplication virale, contrôlé en partie par la transcription du génome
viral, est un facteur critique, déterminant la progression de la maladie
vers le stade SIDA.
La transcription des gènes du VIH est
sous le contrôle du transactivateur viral Tat et des facteurs de
transcription cellulaires qui interagissent avec sa région promotrice LTR
5’ (“Long Terminal Repeat”). Les déterminants
cellulaires impliqués dans la latence transcriptionnelle du VIH, phénomène
à l’origine de l’établissement du réservoir viral observé chez les
patients infectés, sont mal connus.
Ce réservoir viral, constitué
principalement de cellules lymphocytaires T CD4+ mémoires infectées
mais non productrices de virus, est un des obstacles majeurs responsables
de l’échec des thérapies anti-VIH. Ces cellules stables sont insensibles
aux traitements et invisibles pour le système immunitaire. La réactivation
du virus dans ces cellules permettra de les rendre accessibles aux
traitements anti-viraux. La combinaison d’agents activateurs du virus dans
les cellules réservoirs et la tri-thérapie (HAART) permettront de
« purger » le réservoir viral et par conséquent, éliminer le virus.
Plusieurs études montrent un rôle
important de la structure chromatinienne dans le choix des sites
d’intégration et la régulation de la transcription à partir du promoteur
viral. De plus, des études récentes suggèrent une interaction physique et
fonctionnelle entre le VIH et la machinerie RNAi cellulaire. Afin
d’étudier le rôle de la chromatine et de la machinerie RNAi cellulaire
dans la réplication du VIH, nous appliquons plusieurs techniques incluant
une approche protéomique pour identifier les facteurs cellulaires
impliqués dans l’activation et la répression du LTR. Le recrutement de ces
facteurs au niveau du LTR est analysé par immunoprécipitation de
chromatine et PCR quantitative et par immunofluoresence.
Nous nous intéressons plus
particulièrement aux :
1) modificateurs de la structure
chromatinienne (Page
associée).
2) modifications post-traductionnelles
de Tat dans la régulation de son activité transcriptionnelle (Page
associée).
3) l’implication du protéasome dans la
régulation de la transcription des gènes viraux (Page
associée).
4) interactions entre la voie RNAi cellulaire et
le VIH-1 (Page
associée).
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