L’Institut de Génétique Humaine fête ses 20 ans

7 et 8 juin 2018 - Faculté de Médecine Campus Biologie-Santé Arnaud de Villeneuve Montpellier

L’institut de Génétique Humaine fête ses 20 ans. Une grande aventure dont le succès s’est confirmé année après année. 1998 a marqué la fin de la construction de l’Institut et l’installation des équipes. L’IGH prend alors son envol et dix ans plus tard, le bâtiment est un outil de travail organisé avec un bilan scientifique enthousiasmant. 2018 et ses 20 ans voient l’IGH en pleine maturité avec des réussites remarquables dans la recherche en biologie. Notre engagement pour les prochaines années est axé sur la garantie de la qualité de cette recherche et l’amélioration des moyens pour y parvenir.

Ce succès est avant tout le résultat d’une aventure collective. Que soient chaleureusement remerciés les 5 directeurs qui se sont succédés, mais également l’ensemble des équipes, chercheurs, techniciens et ingénieurs scientifiques, doctorants et post-doctorants, personnels des plateformes technologiques et personnels administratifs, sans lesquels rien n’eût été possible.

Enfin, nous sommes particulièrement heureux d’avoir pu inviter à cette occasion un plateau de scientifiques exceptionnels pour une série de communications. Nous les en remercions vivement.

Bonne fête des 20 ans de l’IGH à toutes et à tous,
Monsef Benkirane,
Directeur

Programme

hoffmann L
Keynote Speaker
Jules Hoffmann, IBMC Strasbourg, FR

Jules Hoffmann est titulaire de la Chaire de Biologie intégrative à l’Institut d’Etudes Avancées de l’Université de Strasbourg, et Directeur de Recherche Emérite au CNRS. Ses recherches ont fourni de nouvelles connaissances quant aux mécanismes de défense que les organismes, des plus primitifs jusqu’aux humains, emploient contre les agents infectieux. En démontrant la conservation marquée des mécanismes de défense innée entre les insectes et les humains, les travaux que Jules Hoffmann et ses collaborateurs ont initiés ont permis de réévaluer le rôle de l’immunité innée chez les mammifères. Plus généralement, le modèle de la drosophile a permis aux biologistes du monde entier de faire des progrès considérables, non seulement dans le développement de la génétique et de l'immunité innée, mais aussi dans l'étude de certaines pathologies humaines et dans la compréhension des phénomènes de la mémoire, du comportement, du sommeil et de la nutrition. En 2011, Jules Hoffmann a reçu le Prix Nobel de médecine, avec Bruce A. Beutler et Ralph M. Steinman.

Biologie cellulaire et développement

Daniel Durocher, University of Toronto, CA
Nick Hastie, MRC, Edinburg, UK
Martine Simonelig, IGH, Montpellier, FR

Chromatine et épigénétique

Kristian Helin, BRIC, Copenhagen, DK
Rob Martienssen, CSHL, New York, US
Bernard de Massy, IGH, Montpellier, FR
Marcel Méchali, IGH, Montpellier, FR

Organisation nucléaire

Wendy Bickmore, MRC, Edinburg, UK
Tom Misteli, NCI, NIH, Bethesda, US
Amos Tanay, Weizmann Institute, Rehovot, IL
Giacomo Cavalli, IGH, Montpellier, FR
Geneviève Almouzni, Institut Curie, Paris, FR


durocher

Daniel Durocher

sa recherche porte principalement sur la compréhension des mécanismes de maintien de l’intégrité du génome par les cellules, et plus particulièrement sur la détection, le signalement et la réparation des cassures des doubles brins d’ADN. Il est reconnu internationalement pour avoir établi le rôle central de la molécule d’ubiquitine dans la réparation des lésions de l’ADN. Ses travaux visent aujourd’hui également à comprendre comment le cycle cellulaire régule la réparation des lésions des doubles brins d’ADN, et son groupe s’intéresse en particulier au développement de moyens permettant de manipuler la réparation de l’ADN afin d’améliorer les résultats d’édition du génome.

hastie

Nick Hastie

a poursuivi une thèse sur la réplication du virus de la grippe à Cambridge, avant de mener des travaux dans plusieurs champs de la génétique et de la biologie des mammifères, dont l’expression des gènes, l’organisation et la dynamique du génome (télomères) et l’évolution des protéines. Au cours des 25 dernières années, il s’est davantage intéressé à la génétique du développement, et plus particulièrement aux mécanismes permettant au gène de la tumeur de Wilms, WT1, d’induire différents troubles chez l’Homme. Il a ainsi travaillé sur les questions de changements au cours du développement, d’homéostasie et de régénération tissulaire et sur les cellules souches (graisse viscérale).

simonelig

Martine Simonelig

est à l’origine de contributions fondamentales dans le domaine de la régulation des ARNm au cours du développement. Son groupe a montré le rôle essentiel d'une classe spécifique de petits ARN non-codants provenant d’éléments transposables dans la régulation de programmes géniques, révélant ainsi une fonction développementale des éléments transposables. Son équipe a également développé des modèles drosophiles de pathologies impliquant des granules ARN, afin de comprendre la physiopathologie de ces maladies et d'explorer des stratégies thérapeutiques innovantes. Tout au long de sa carrière, elle a encouragé et stimulé la participation des femmes en science, en formant et en inspirant de nombreuses jeunes chercheuses.

helin

Kristian Helin

est Directeur fondateur du Biotech Research & Innovation Centre (BRIC) et Professeur à la Faculté des Sciences de la Santé de l’Université de Copenhague. Les travaux de son laboratoire visent principalement à accroitre la compréhension des mécanismes moléculaires associés au cancer et à identifier les protéines nécessaires à sa subsistance, cibles potentielles pour de nouvelles thérapies. Au fil du temps, le laboratoire a réalisé plusieurs découvertes majeures, et notamment l’identification et la caractérisation moléculaire de différentes familles de protéines associées à la chromatine, ainsi que la compréhension de leur rôle dans les cellules souches et le cancer.

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Geneviève Almouzni

est Directrice du Centre de Recherche de l’Institut Curie. Elle a apporté des contributions majeures à la recherche sur la chromatine, depuis le développement d’essais in vitro jusqu’à l’identification du rôle de chaperons et de variantes d’histones. Au fil des années, elle a élargi ses domaines d’intérêt à plusieurs aspects du métabolisme de l’ADN, en particulier la réparation et la réplication de l’ADN, et à l’utilisation d’une large gamme de systèmes expérimentaux. Ses recherches actuelles portent également sur la compréhension des principes fondamentaux de l’organisation 3D dans le noyau et de son impact sur la stabilité du génome. Ces études sont poursuivies dans le contexte du cycle cellulaire, du développement et de pathologies telles que la tumorigénèse.

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Rob Martienssen

est Professeur au Cold Spring Harbor Laboratory et chercheur auprès du Howard Hughes Medical Institute. Les recherches de son laboratoire portent principalement sur les mécanismes épigénétiques qui façonnent et régulent le génome, et sur leur impact sur le développement et l’hérédité. Ses travaux sur les éléments transposables chez les plantes et sur les séquences répétitives dans les levures à fission ont révélé une corrélation entre l’hétérochromatine et l’interférence par ARN, ce qui lui a valu de recevoir le AAAS Newcomb Cleveland Award en 2003.

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Bernard de Massy

ingénieur en agronomie et docteur en microbiologie, établit son équipe à l’Institut de Génétique Humaine en 1998, où il développe de nouvelles stratégies d’étude, chez la souris, du processus de recombinaison homologue durant la méiose. Ses projets ont conduit à des percées scientifiques majeures dans ce domaine, et notamment à l’identification de plusieurs gènes clés dont ceux liés à la formation de cassures programmées de l’ADN, qui initient la recombinaison méiotique.

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Tom Misteli

dirige le Centre pour la Recherche sur le Cancer au National Cancer Institute, NIH. Biologiste cellulaire reconnu internationalement, il a développé et adapté des techniques d’imagerie pour l’étude de la régulation de l’expression des gènes en temps réel dans des cellules vivantes. Son laboratoire étudie les principes fondamentaux de l’organisation et des fonctions 3D du génome pour développer de nouveaux diagnostics et des stratégies thérapeutiques pour le cancer et les pathologies liées au vieillissement.

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Wendy Bickmore

se passionne particulièrement pour la structure etl’organisation de la chromatine dans le noyau. Son équipe a ainsi montré que les différents chromosomes humains ont un positionnement privilégié dans le noyau en fonction de leur contenu génétique. Elle a également mis en lumière la façon dont les gènes sont structurés et positionnés à l’intérieur du noyau et comment ils se déplacent lors du cycle cellulaire et au cours du développement. Wendy Bickmore a démontré que le complexe répresseur Polycomb fonctionne en compactant la chromatine au niveau des loci cibles. Les travaux actuels portés par son laboratoire visent à comprendre comment la structuration du noyau influence le rôle du génome lors du développement et de pathologies, et notamment comment les enhancers communiquent avec les promoteurs de leurs gènes cibles.

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Marcel Méchali

a fait des découvertes pionnières sur la régulation de la réplication de l'ADN. Il a proposé un nouveau concept de couplage entre l'organisation des origines de réplication et l'identité cellulaire au cours du développement et de la différenciation. Ses découvertes ont ouvert de nouvelles perspectives pour comprendre l'évolution des métazoaires, et comment les perturbations des équilibres entre la prolifération cellulaire et la différenciation peuvent mener au cancer. Le laboratoire de Méchali a également identifié un premier consensus d'un élément répété G-Rich (OGRE) formant potentiellement des G-quadruplex aux origines de réplication. Enfin, son laboratoire a découvert plusieurs nouveaux facteurs impliqués dans la réplication de l'ADN, dont Cdt1, le principal facteur donnant le permis d’initier aux origines de réplication, ainsi que MCM8 et MCM9, impliqués à la fois dans la réplication, la recombinaison et la réparation de l'ADN.

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Amos Tanay

est Professeur Associé au sein des Départements de Sciences informatiques et de Régulation Biologique de l’Institut Weizmann. Il a notamment reçu le Helen and Martin Kimmel Award for Innovative Investigation. Son laboratoire s’appuie sur la bioinformatique et la recherche expérimentale pour étudier la régulation génomique et épigénomique à diverses échelles, du nucléotide jusqu’aux conformations physiques des chromosomes entiers. En menant des expériences quantitatives et en haute-résolution, l’équipe d’Amos Tanay explore la façon dont des populations hétérogènes de cellules uniques de tissus acquièrent, mémorisent puis modifient leurs états fonctionnels.

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Giacomo Cavalli

est à l’origine de découvertes fondatrices dans le domaine de l’épigénétique. S’appuyant sur le modèle Drosophila melanogaster, il a démontré que l’héritage épigénétique de nouveaux phénotypes peut intervenir indépendamment des modifications de la séquence ADN. Son laboratoire a également découvert que l’organisation tridimensionnelle des chromosomes dans le noyau cellulaire est un facteur transmissible jouant un rôle de gêne régulateur important. L’équipe de Giacomo Cavalli a identifié des domaines de la structure chromosomique en 3D nommés ‘Topologically Associating Domains’ ou ‘TADs’. Enfin, son laboratoire a démontré que les protéines PcG induisent une activité de suppression de la tumeur chez la mouche.

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