Nous sommes plus que notre ADN : découverte d’un nouveau mécanisme d’hérédité épigénétique

L’équipe de Giacomo Cavalli, à l’Institut de génétique humaine de Montpellier (Université de Montpellier/CNRS), en collaboration avec l’Inra1, démontre chez la drosophile l’existence d’une hérédité épigénétique2 transgénérationnelle. En modifiant de façon transitoire la fonction des protéines du groupe Polycomb, dont l’activité est essentielle au cours du développement, ils ont obtenu des lignées de drosophile porteuses de la même séquence d’ADN mais caractérisées par des yeux de couleurs différentes. Ces différences dépendent d’un degré variable de répression par les protéines Polycomb qui est hérité de façon stable mais réversible. Cette hérédité épigénétique s’applique aussi bien à des lignées transgéniques qu’à des lignées naturelles et peut être modifiée par des changements de conditions environnementales, comme la température ambiante. Ces résultats sont publiés dans la revue Nature Genetics, le 24 avril 2017. Lire l’article : Ciabrelli et al. Nature Genetics, doi:10.1038/ng.3848

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Illustration © Elisa Cavalli